[Retour sur GILyon2019] Pour l’industrie française, c’est le bon moment !

Pour sa deuxième édition, et pour la première fois à Lyon, Global Industrie a réunir les principaux acteurs de l’industrie française et plusieurs signaux forts laissent penser que nous sommes dans un Momentum (un moment particulier où les choses positives peuvent se passer…) tout à fait particulier pour l’industrie en France.

En rassemblait les salons : « Industrie », « Smart industries », « Tollexpo » et « Midest », cette édition a permis de réunir 2500 exposants. Parmi les 275 adhérents du Symop 125 étaient présents, soit directement avec un stand, soit sur les espaces collectifs du Symop, de l’Alliance pour l’Industrie du Futur, de la French Fab, de la FIM, du CETIM ou des Régions, qui sont nos partenaires au quotidien.

Cette manifestation a deux immenses mérites. D’abord, Global Industrie constitue LE grand salon français de l’industrie que nous attendions tous et qui est dans le standard des grands pays industriels. Mais aussi, il réunit dans un même lieu tout l’écosystème industriel français : les entreprises, les organisations professionnelles, le gouvernement et la DGE, les régions, les clusters, les accélérateurs… au moment même où la France a besoin des efforts combinés de tous pour développer son industrie. Les premiers chiffres, 2500 exposants et 45861 visiteurs, soit plus 12 % par rapport à 2018, prouvent le grand succès de ce salon.

Lorsque l’on donne la parole aux entreprises et aux adhérents du Symop, globalement, tous ont constaté une hausse de la fréquentation de leurs stands, mais aussi des prises de contacts utiles plus importantes que prévues et supérieures à l’édition parisienne de l’année dernière. Bien sûr, il restera à transformer ces leads en commandes, mais les témoignages des adhérents du Symop, dans tous les secteurs : outils coupants, robotique, métrologie, machines, machines spéciales, fabrication additive, sont positifs.

Plusieurs signaux forts me font penser que nous sommes dans un Momentum (un moment particulier où les choses positives peuvent se passer…) tout à fait particulier pour l’industrie en France. Ils convergent tous vers une montée en puissance de l’intérêt pour l’activité industrielles, malgré de très fortes incertitudes de nos marchés… Espérons que l’adage : « quand l’investissement productif va… tout va » restera vrai. L’édition 2019 de Global industrie à Lyon, la région la plus industrielle de France, ne doit pas nous faire oublier les nombreux challenges qui attendent les industriels. Le Symop a bien l’intention d’être partie prenante dans cette phase tout à fait particulière où l’industrie semble repartir.

Quels sont ces signaux forts :

  1. SURAMORTISSEMENT 2019 : le Symop co-créateur de la mesure et partenaire de la DGE. C’est bien grâce aux efforts conjugués de la FIM et du Symop, avec notamment le travail de Caroline Demoyer et Nicolas Parascandolo auprès des équipes de Julien Tognola et Adrien Kippelen de la DGE, que la liste des matériels éligibles a pu être élaborée et précisée. Cette mesure porte-t-elle déjà ses fruits ? Les adhérents du Symop pour dire vrai, se montrent partagés. Il y a ceux qui la surutilisent, il y a ceux qui l’intègrent dans leurs argumentaires commerciaux, et enfin, ceux qui n’en voient pas encore les effets dans leurs carnets de commandes.  Je pense que le suramortissement va donner toute sa mesure dans les semaines et les mois qui viennent. Ce qui avait été le cas déjà en 2016. 93 % des fournisseurs interrogés avaient alors constaté un effet sur l’investissement industriel, un an après la mise en place du dispositif.
  1. USINE CONNECTÉE : les adhérents du Symop présents sur l’ensemble des maillons du processus connecté. L’Usine Connectée a encore une fois fait le plein de visiteurs ! Sur les 75 fournisseurs participants, plus de 50 % sont des membres du Symop. Mention Spéciale à ACTEMIUM et Thomas Leseigneur qui ont réussi à connecter toutes ces machines en un temps record. L’Usine connectée montre combien l’industrie de demain sera transformée par l’offre des adhérents du Symop : robotique et robotique collaborative, machines connectées et logiciels, commandes numériques et automatismes, contrôle qualité et mesure tri dimensionnelle… c’est bien l’ensemble du processus industriel qui est ainsi transformé au service de la personnalisation et de la qualité. L’investissement productif prend tout son sens et en 2019 le Symop restera à la pointe de ce combat, notamment en jouant son rôle de prescripteur, avec le GIMELEC, auprès des 18 filières industrielles qui établissent en ce moment leur « Plan Filière ».
  1. IMPORTANCE DE LA PRÉSENCE DES RÉGIONS. Toutes des Régions de France était représentées à travers de larges espaces où elles rivalisaient entre elles à coup d’initiatives prises au bénéfice de leur réindustrialisation ! Le Symop sera fortement présent en Région en 2019, cela commencera avec l’université du Symop qui répondra à l’invitation de la Région AURA, puis avec la Région Grand Est, Pays de Loire, Haut de France… et toutes les autres. Les Régions montent en première ligne du combat pour le développement de l’industrie. C’est un challenge difficile. Elles auront besoin des offreurs de solutions.
  1. ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA ROBOTIQUE, organisés par la DGE au cœur de Global Industrie. Le Symop y a été cette année étroitement associé. Quel est son enjeu ? Développer le plus fortement possible la formation aux métiers de la robotique car la France accuse un retard important. Renforcer le rôle des Intégrateurs, qui sont essentiels, mais qui sont aussi en France des entreprises trop atomisées, petites, fragiles. La DGE a réuni l’ensemble des acteurs : chercheurs, clusters et Fédération des clusters, Pôle de Compétitivité et le Symop. Nous prenons particulièrement en charge la promotion de la filière robotique au niveau national et international, en relation étroite avec les secteurs clients utilisateur.
  1. FORMATION, le sujet clé. A Global Industrie, nous avons pu aller à la rencontre des adhérents du Symop, mais aussi des entreprises qui ne sont pas encore adhérentes. C’était l’occasion de comprendre comment le Symop doit s’améliorer et renforcer son attractivité pour des entreprises qui ne voient pas toute la valeur de l’action collective d’un syndicat. Un enjeu clair est sur toutes les lèvres : aider nous à développer la formation à nos métiers devenus de plus en plus spécifiques. Le besoin de formation les touche directement, comme il touche également leurs clients. Prenons un exemple vécu : une PME qui passe de la machine 4 axes à la machine 5 axes fait en fait un saut technologique. Celui-ci nécessite une formation capitale pour son ou ses opérateur(s). Le Symop et la FIM ont compris le message. Le Symop a créé une initiative transversale le Club RH, animé par Claire Brillanceau et par Nicolas Parascandolo qui a pour objectif de mener des actions concrètes sur le thème de l’aide au recrutement et sur la formation. Déjà la formation COFFMET pour le groupe Mesure-Vision-Contrôle a pris une longueur d’avance. La Robotique va suivre, notamment avec la convention de formation professionnelle en robotique industrielle signée par l’APAVE, le CTCPA, les Editions Techniques de l’Ingénieur et le Symop, à l’initiative de Proxinnov, lors du salon Global industrie. Nous réfléchissons par ailleurs, pour l’ensemble des métiers que nous représentons, à définir des actions concrètes en bénéficiant de la force de partenaires qui, de la FIM à l’UIMM avec des Centres de formation, vont nous aider à définir une nouvelle offre.

Toutes ces perspectives sont aussi des opportunités pour l’action collective syndicale. Dans ce Momentum, l’édition, très réussie de GLOBAL Industrie me rassure et me convainc que le Symop est l’une des organisations au centre du jeu : inciter les PME à investir avec le Suramortissement, renforcer nos liens avec les filières pour mieux comprendre les besoins de toutes les industries et apporter la bonne solution, être en partenariat étroit avec l’écosystème public (gouvernement, DGE, régions), être un acteur de l’AIF avec le GIMELEC, travailler concrètement sur le sujet de formation initiale et continue sur les métiers et les technologies de nos adhérents. Fédérer, être partenaire, accélérer, accueillir de nouvelles entreprises telle est la vocation du Symop.

Le Symop, très fortement associé au GIMELEC, doit représenter les offreurs de solutions technologiques au sein de l’Alliance pour l’Industrie du Futur et il doit être un acteur du redéploiement de l’AIF, en région et partout où cela bouge.

Nous avions à Global Industrie un beau stand ouvert, accueillant, qui présentait les visuels des machines de nos adhérents et nos programmes. Merci à Corinne Malphettes et à Nelly Duprat qui ont beaucoup travaillé pour en faire un espace à notre image ou pratiquement tous nos adhérents sont passés nous voir. Nous étions au milieu d’eux, au cœur de ce Global Industrie qui a su si bien témoigner des enjeux, des acteurs et des espoirs que nous portons.

 

Olivier Dario
Délégué général du Symop