Prévisions BTP 2022 : Une activité moins dynamique sur le marché français, par rapport à 2021

Pour le moment, le secteur du bâtiment bénéficie d’un stock de permis conséquent qui soutient son activité. Toutefois, si le stock de chantiers à réaliser est là, les difficultés pour les mettre en œuvre demeurent prégnantes et le flux de nouvelles commandes tend à se raréfier, notamment dans le secteur du logement neuf.

Du côté des travaux publics, dans un contexte inflationniste généralisé, les carnets de commandes sont sans relief. La commande publique, notamment celle en provenance des collectivités locales, peine à se redresser. La dynamique n’est toujours pas présente.

Dans les travaux routiers, les perspectives d’activité se sont dégradées dès le deuxième trimestre 2022 en raison de la crise internationale : augmentation des coûts dans le contexte inflationniste actuel ; difficultés d’approvisionnement ou des pénuries en carburant et en bitume liées aux blocages de raffineries. Les premières estimations d’atterrissage de la Profession pour l’année 2022 font état d’un recul de l’activité de 3%.

L’activité globale des entreprises artisanales du bâtiment devrait enregistrer, quant à elle, une légère hausse par rapport à l’année précédente, tirée par les travaux en entretien-rénovation, qui continuent de bénéficier du dynamisme des travaux d’amélioration de la performance énergétique des logements.

Dans ce contexte de dynamique constructive contrastée, ralentie et contrainte, la demande de béton prêt à l’emploi et de granulats reculera en 2022. La production de matériaux est en recul de 3% pour le béton prêt à l’emploi et 4% pour les granulats. L’impact sur les chantiers de la forte hausse des coûts et des devis (report, retard, annulation, révision des projets…) conjuguée aux tensions géopolitiques et énergétiques devrait sans nul doute affecter de nouveau la demande de matériaux en 2023.