Pacte productif 2025 : des mesures concrètes et ambitieuses pour transformer l’appareil productif français

Mardi 15 octobre, Bruno Le Maire a présenté son « Pacte productif 2025 pour le plein emploi ». Annoncé par le président de la République le 25 avril 2019, le Pacte productif vise à atteindre le plein emploi d’ici 2025 et à accroître la part de PIB de l’industrie et l’agriculture pour atteindre 15 % en 2025 et 20 % à horizon 2030.

Ce pacte est constitué de cinq volets sur lesquels sont attendues des mesures ambitieuses : transition énergétique, numérique, industrie, agriculture et agroalimentaire, et innovation.

Vous trouverez ci-dessous un extrait des passages importants concernant les adhérents du Symop. Si vous souhaitez lire le discours in extenso, vous trouverez le lien ci-dessous.

 

Formation

« Nous voulons mettre en place une gestion prévisionnelle des compétences à l’échelle nationale pour la première fois en France : comprendre nos besoins et notre offre de compétences en France et région par région »

« Cette gestion prévisionnelle nous permettra de concevoir les formations initiales en secondaire et en universitaire et de fixer des objectifs pour 2025. 80 000 emplois sont aujourd’hui vacants dans le secteur du numérique et ce nombre va aller croissant si nous n’agissons pas. Nous devons augmenter massivement le nombre de techniciens, d’ingénieurs, de docteurs formés pour demain. Nous avons pour objectif de doubler le nombre d’étudiants formés en IA ».

« Cette gestion permettra aussi de créer les formations continues et les accompagnements pour requalifier les emplois menacés par la robotisation ou la numérisation de notre économie. »

 

Écologie

« Le politique doit désormais réconcilier progrès technologiques et protection de notre planète. Le pacte productif doit être un pacte environnemental. Un pacte passé avec les salariés, avec les entrepreneurs mais aussi un pacte passé avec notre planète »

 

Économie de rupture technologique

« Le PIA III arrive à son terme, c’est l’occasion de lancer une nouvelle vague d’investissement d’avenir, une vague plus ambitieuse. Comment faire ? Quelle enveloppe dédier ? Quel véhicule utiliser ? Pourquoi ne pas utiliser le fonds d’innovation de rupture ?

La structure est en place. Elle garantit un financement sûr et régulier de l’innovation. Nous pourrions rassembler dans le même fonds un possible nouveau PIA et le fonds pour l’innovation de rupture, pour disposer d’un rendement sûr et plus élevé chaque année. »

 

Automobile

« Nous produirons dès 2022 des batteries électriques en France et Allemagne car nos deux États sont intervenus pour conserver une industrie automobile européenne puissante et souveraine. »

 

Compétitivité industrielle française

« Notre fiscalité de production reste trop élevée par rapport à nos partenaires européens. Elle est 7 fois plus élevée qu’en Allemagne et 2 fois plus élevée que la moyenne de la zone euro. »

 « Si nous voulons rapatrier les capacités de production en France, nous devons retrouver une compétitivité fiscale. »

 « L’enjeu des impôts de production n’est pas de faire un cadeau aux entrepreneurs, c’est de rapatrier la production dans nos territoires. Pour cela, nous avons besoin d’une baisse massive, régulière et définitive. »

 « Cela implique de faire un choix politique collectif : avec les présidents de Régions, de départements, avec les maires, avec les industriels et avec l’ensemble des Français. »

 « Cela suppose de prendre le temps de débattre ensemble pour répondre aux vraies questions : quel impôt baisser? A quelle vitesse les baisser ? Comment les baisser suffisamment pour relancer la production sans couper les ressources des collectivités ? »

 « Nous pouvons être audacieux et imaginer des solutions nouvelles :

  • une priorité à la suppression de la C3S ;
  • une trajectoire de baisse claire sur plusieurs années ;
  • une possibilité pour les régions de baisser la CVAE comme le propose le Premier ministre ;
  • une déduction fiscale pour les entreprises qui investiraient dans la transition énergétique et digitale. »

 

Quelle méthode?

« La concertation est ouverte avec les collectivités, avec les maires de France, avec les responsables syndicaux et les chefs d’entreprise. Une consultation publique est lancée ce matin. Chaque Français pourra réagir à ces orientations sur un site internet dédié au pacte productif. »

« Cette méthode permettra au Président de la République de présenter aux Français la stratégie collective dont nous avons besoin pour atteindre le plein emploi en 2025. Elle pourra conduire si nécessaire à une loi PACTE 2 à l’automne 2020 et des dispositions fiscales dans le PLF 2021 »