Chiffres clés 2018 – 2019

Le Service Statistiques et Marchés du Symop, propose chaque trimestre un point de conjoncture des fournisseurs des biens d’équipements de production.

2017 : une croissance exemplaire de la production européenne

Le PIB mondial (hors Union Européenne) a affiché une croissance réelle de 3,9 % en 2017 ; résultat supérieur au 3,4 % de 2016. La zone euro a connu une hausse de 2,4 % de son PIB en 2017 ce qui confirme la dynamique en place depuis désormais 4 ans. Cette croissance a pu bénéficier de la politique monétaire expansive de la BCE, mais surtout des facteurs endogènes comme la hausse de l’investissement privé, l’augmentation des salaires réels, une importante création d’emploi et le haut niveau de confiance des ménages. L’investissement a représenté 20,7 % du PIB de la zone. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis le début de la reprise. Cette performance est portée par la confiance des entreprises, des carnets de commandes bien remplis, le taux élevé d’utilisation des équipements, la hausse de la rentabilité du capital investi et le faible niveau des taux sur les marchés financiers. La synchronisation avec la conjoncture mondiale est aussi un facteur qui a contribué à soutenir l’investissement dans la zone euro en 2017. La production industrielle européenne suit le pas en progressant globalement de +3,0 % en 2017. Tous les pays industriels sont concernés avec des performances variables d’un pays à l’autre. La production industrielle de l’Italie s’impose comme la plus énergique avec une hausse de 3,1 %. La France connait une évolution plus lente par rapport à celle de la moyenne de la zone euro et sa croissance se limite à 2,0 %, tous secteurs confondus. Celle de l’Allemagne est rapide (+2,8 %) et s’inscrit dans un trend régulier. L’Espagne confirme la solidité de sa reprise industrielle avec une hausse de 2,9 % en 2017.

Production et investissement retrouvent une croissance salutaire en France

En 2017, la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière augmente de 1,7 % en volume, après + 1,4 % en 2016. Elle croît ainsi moins rapidement que le produit  intérieur brut (PIB ; + 2,2 %), tiré par les services marchands. La production manufacturière en volume progresse de 1,9 % ainsi que la valeur ajoutée qui accélère par rapport à l’année précédente (+ 1,6 %).
Les activités les plus dynamiques sont la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques et celle de matériels de transport. En revanche, la situation se dégrade pour l’industrie agroalimentaire, marquée par une faible production viticole et par la pénurie de beurre.
Entraînées par les biens d’équipement, les importations continuent d’augmenter plus vite en volume que les exportations. En 2017, elles augmentent de 5,2 %. La hausse est particulièrement marquée pour les matériels de transport (+ 9,3 %). De plus, le dynamisme du marché automobile français a tout particulièrement profité aux marques Dacia (filiale du groupe Renault), Seat, Skoda et Mercedes. À l’inverse, les importations de produits raffinés continuent de baisser : – 2,8 %, en raison notamment de la forte hausse du cours du Brent converti en euros (+20 % environ).
En 2017, les investissements des entreprises non financières (équipements, immobilier, etc.) ont augmenté de 4,4 %, soit une variation double par rapport à celle du PIB. Le premier trimestre 2018 confirme cette dynamique avec une croissance de 4,3 %. Plusieurs facteurs macroéconomiques ont contribué au redémarrage de ces investissements. Parmi eux, il faut souligner le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et, à l’initiative du Symop avec l’appui d’autres organisations professionnelles, un amortissement accéléré sur les investissements en équipements de production. Ces mesures ont accompagné cette reprise à partir de 2015.
Dans l’ensemble, la tendance de fond reste bonne. Plusieurs déterminants sont actuellement favorables à l’investissement en machines et outils de production :
  • le taux d’utilisation des capacités de production est élevé sous le double impact du regain des demandes domestique et étrangère (principalement européenne) ;
  • l’amélioration des marges des entreprises devrait se poursuivre en 2018 et 2019 ;
  • la politique monétaire de la BCE restera expansive aussi en 2019, par conséquent les conditions de financement resteront aisées et favorables ;
  • le retard d’investissement hérité de la grande crise n’est toujours pas résorbé, la phase de rattrapage n’est donc pas encore terminée.
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