[Covid-19] Impact de la crise sanitaire sur les perspectives économiques

Premières estimations de l’INSEE, analyse de Rexecode et point de situation de la FIM. L’essentiel des données économiques pour mesurer l’impact de la crise sur notre économie.

Première estimation de la perte d’activité, par l’INSEE

La perte d’activité économique pour la dernière semaine de mars est estimée à 35% par rapport à une situation « normale », avec un impact « assez hétérogène » suivant les branches d’activité.

Les activités agricoles et agro-alimentaires sont moins affectées que le reste de l’industrie, avec un recul limité à 4 % par rapport à la normale. En revanche, l’industrie hors agroalimentaire (12% du PIB en temps normal) voit son activité fondre de 52%. La construction se trouve quasiment à l’arrêt avec un effondrement d’activité de 89%.

Le Bâtiment est pratiquement à l’arrêt.

Au total, l’Insee, avec beaucoup de prudence compte tenu du niveau élevé d’incertitude, estime que « comptablement, un confinement d’un mois aurait un impact de l’ordre d’une douzaine de points de PIB trimestriel en moins (soit 3 points de PIB annuel) ».

Perspectives 2020-2021, par Denis Ferrand, Rexecode

Les Éditions Techniques de l’ingénieur ont réalisé un webinaire très complet d’analyse économique de la situation que nous vivons actuellement, par Denis Ferrand, Directeur général de Rexecode.

Merci à Yves Valentin, Directeur général des Éditions Techniques de l’Ingénieur, adhérent du Symop, qui a mis à disposition ce format très complet de 60 minutes afin d’éclairer le plus grand nombre d’industriels sur la situation.

Point de situation des industries mécaniciennes

Dans l’ensemble du secteur mécanicien, on estime à 40 % en moyenne le nombre des sites de production encore en fonctionnement. Ce chiffre varie notablement selon l’activité des entreprises : on note plus de 80% de fermeture pour les sous-traitants de la filière automobile dont les usines des donneurs d’ordres sont fermées et près de 80% des sites en fonctionnement pour les entreprises travaillant par exemple pour la filière agroalimentaire dont les usines des donneurs d’ordres sont ouvertes.

Les mesures économiques d’aides aux entreprises ont été plutôt bien accueillies et bien comprises par nos industriels qui s’en sont saisis. Toutefois, a été soulevée la difficulté de répondre aux demandes des banques qui exigent un plan de financement à 6 mois alors même que les industriels peinent à avoir une visibilité de trésorerie à plus de 15 jours.

Le point de situation de la FIM reprend également les principaux points de vigilance et d’inquiétude de la filière.