3 questions à Olivier Renaudin, président du groupe GECO

3 questions à Olivier Renaudin, président du groupe GECO du Symop

Symop – Pourriez-vous présenter votre parcours en quelques mots ?

Olivier Renaudin – J’ai commencé par des études en Génie Mécanique, puis une spécialisation en Techniques de commercialisation. J’ai ainsi débuté ma vie professionnelle en intégrant le service marketing d’une entreprise de fournitures industrielles puis celui de FACOM. Ensuite, j’ai rejoint le département « prises de pièces » de DOGA, société d’ailleurs adhérente du groupe GECO du Symop.

En 1989, j’ai eu l’opportunité de me voir confier l’ouverture de la filiale France d’Emuge Franken ; la bonne maîtrise des langues étrangères (anglais et allemand) a été un atout décisif. Nous comptons désormais 21 salariés. Cette société familiale allemande dispose d’une véritable culture d’entreprise avec une école de formation intégrée, une vision long terme qui permet une certaine prise de risque, des actions favorables à l’innovation et donc à la montée en compétitivité.

 

S – Lors de votre élection à la présidence du groupe GECO du Symop, quels étaient vos objectifs ?

O.R – Une de mes priorités  a été de mettre en place, au sein du Symop, des actions qui permettent plus de connexions transversales. Le Symop regroupe quasiment toutes les composantes de la mécanique et de l’usinage et c’est une grande chance ! Des connexions avec des homologues et des partenaires, comme par exemple la Chambre des Carburiers, ont été également possibles. C’est d’ailleurs la 3 e année consécutive que nous menons ensemble des études statistiques sur notre secteur. Par ailleurs, chaque réunion de groupe est l’occasion de mettre au cœur de nos échanges une thématique qui nous concerne tous. Ces rencontres nous permettent d’avancer sur des sujets comme la surveillance de la solvabilité des clients, les outils CRM, le lean manufacturing etc. Le groupe fonctionne bien et le fait que les membres ne vivent pas une concurrence frontale directe est très appréciable.

 

S – Quelle vision avez-vous pour le secteur pour les prochaines années ?

O.R – Grâce aux actions menées avec et par le Symop, des solutions globales pour augmenter la productivité de nos process de fabrication ont été trouvées. Mesurer le coût d’utilisation de nos systèmes, de nos produits mais aussi replacer l’Homme au cœur de nos process pour revaloriser ses compétences, tels sont les grands chantiers à mener ces prochaines années.

Au plus près du terrain, nous, industriels et adhérents, devons être de véritables acteurs influents auprès des pouvoirs publics et aider à ce que le secteur industriel change et se modernise. L’interaction avec les pays européens voisins est notamment primordiale. L’Allemagne et l’Italie sont les partenaires naturels de notre industrie mécanique.

Enfin, j’espère que la législation française à notre égard va se stabiliser car elle nous permettrait une meilleure gestion quotidienne. Le Suramortissement est, par exemple, un dispositif qu’il est nécessaire de pérenniser. Espérons que le prochain gouvernement nous entende !