3 questions à Franck Rettmeyer, président du groupe Papier du Symop

1/ Pourriez-vous présenter votre parcours en quelques mots ?

Après des études en Sciences Economiques à l’université de Grenoble et une année de spécialisation à l’Ecole française de Papeterie mon premier job a été de travailler chez 3 constructeurs de matériel de papeterie en Finlande. C’était le début des années 1980, de la Finlandisation, je dois reconnaitre que cette première expérience a été riche en termes de relations humaines, mais aussi de découverte de l’organisation du travail. C’est probablement de cette époque que m’est venu le goût des voyages et le profond désir de vendre de la technologie française à la grande exportation tout en ayant la volonté d’être totalement libre de mon action professionnelle.

C’est en 1983 que j’ai rejoint l’entreprise familiale ALLIMAND pour devenir en 1990 son Directeur Général puis, en 1997, son Président Directeur Général, fonction que je ne cesse d’exercer depuis ce jour.

Depuis le Groupe ALLIMAND s’est développé en ouvrant des filiales en Espagne, en Chine, repris un confrère aux Etats Unis, ouvert un centre de recherche spécialisé dans les non tissés, état de New York.

Libre de son action, maître de sa conception, de ses fabrications toujours Françaises (2 sites de production à Grenoble et Angoulême) le groupe ALLIMAND a su développer  des liens très étroits avec l’université de Grenoble afin de renforcer ses capacités de recherche et développement. Avec 6 unités pilotes à la disposition de ses clients, le Groupe ALLIMAND est un des rares concepteurs / constructeurs à proposer une telle offre à ses clients et prospects.

2/ Lors de votre élection à la présidence du Groupe PAPIER du Symop, quels étaient vos objectifs ?

Cela fait depuis l’année 2000 que j’exerce des responsabilités Syndicales d’abord au SCIPAG EMBALCO (Syndicat des constructeurs de machines pour les industries du papier du carton, des arts graphiques, de l’emballage et du conditionnement) ou j’ai été le Vice-Président du Groupe PAPIER puis son Président de 2005 à 2009 et depuis 2009 le Président du Groupe PAPIER Symop.

Ma priorité a toujours été de faire connaitre l’offre française en Europe et à la lointaine exportation en organisant des pavillons France réunissant les adhérents du Groupe PAPIER et des Colloques rassemblant 14 Sociétés Françaises présentant leur technologie, références à des acteurs économiques locaux. Cette formule fonctionne bien et nous permet d’avoir à notre disposition pendant une journée des prospects, des clients, des chercheurs et professeurs ce qui convient bien à nos adhérents. Nous sollicitons l’aide de Business France, des Conseillers Economiques, la présence de l’Ambassadeur est souvent de règle : « Autant de plus pour nos entreprises ».

Autre point important le traitement de la sécurité de nos machines et équipements. Cela a fait l’objet d’une étude de 3 ans avec les Papetiers adhérents du syndicat professionnel COPACEL, du CETIM et de notre Groupe. Un travail collectif qui se traduira par la publication d’un ouvrage sur la sécurité qui aura le mérite d’être une référence professionnelle.

L’offre Symop de sujets transversaux est traitée directement entre nos adhérents et les permanents du Symop.

Le groupe est plutôt dynamique, la communication entre membres du groupe est bonne, toute action de promotion des ventes est toujours appréciée par nos adhérents.

3/ Quelle vision du secteur avez-vous pour les prochaines années ?

C’est une excellente question que vous posez !

Je suis convaincu que les papiers à très haute valeur ajoutée, le carton et les papiers de spécialités auront un avenir radieux car ces produits sont renouvelables, écologiques contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent suite à une communication ratée (75 % des papiers et cartons produits en Europe sont recyclés) !

Il est grand temps de refaire de la France un grand pays industriel high tech. Pour ce faire l’appui du Syndicat Professionnel est nécessaire auprès des autorités françaises et européennes mais aussi pour le traitement de sujets de rupture, de grandes évolutions technologiques ou organisationnelles, je pense bien entendu à l’usine du futur, à l’industrie 4.0.

L’action du Symop est sur ce point excellente. Le Symop a mis en garde ses adhérents et les motive par des actions de découverte afin de les accompagner vers cette profonde évolution de nos entreprises.