Penser et bâtir l’industrie de demain

Depuis 7 années le Symop a fait du redressement de l’industrie française sa priorité absolue, avec la robotique d’abord, sur l’investissement productif maintenant. Un travail d’information et de conviction, précurseur en 2009, nécessaire aujourd’hui et indispensable pour demain.

Une action utile au service de l’intérêt général avec un impact concret sur l’adaptation des industriels aux problématiques de production et la sensibilisation des Français. Un engagement qui sera poursuivi car, depuis trop longtemps, l’industrie a été n’est plus une préoccupation nationale.

Pourquoi un manifeste ?

Parce qu’il y a urgence … la France doit prendre le virage numérique. Notre organisation professionnelle, avec ce manifeste pour l’investissement productif, a souhaité prendre ce problème structurel mais aussi culturel, à bras-le-corps.

Avec le rapport Gallois, un chantier important a été ouvert sur la compétitivité, coût et hors coût. Il doit le rester et s’inscrire dans une ambition collective, partagée de tous.

Soyons audacieux. D’ici la fin du prochain quinquennat, la production industrielle doit retrouver, sous un modèle différent, sa place dans la création de richesse nationale. Nous devons prendre en main la transformation numérique, levier de la nécessaire montée en gamme de notre tissu productif.

Cette démarche est donc l’expression d’un volontarisme ambitieux. En donnant la parole à des capitaines d’industrie, des économistes, et chercheurs, le Symop a rassemblé des témoignages de méthodes productives innovantes et de réussites nationales pour proposer, en cette période électorale, des orientations clés en faveur de l’industrie.


De quoi parlons-nous ?

D’investissement productif… En d’autres termes, des pures capacités de l’investissement de productivité, qui doit renforcer l’efficacité de l’outil productif, et de l’investissement dans les nouvelles technologies industrielles, qui conditionne une offre plus proche du client et une gestion optimisée.

Que proposons-nous ?

Un contrat de mandature…un objectif commun entre industriels et pouvoirs publics pour les 5 prochaines années. Un cap partagé pour accompagner nos entreprises dans la transformation en cours et réussir la montée en gamme attendue. Un mandat au sein duquel investissement et innovation productive seront, aux cotés de la formation et la montée en compétence des travailleurs, les conditions sine qua non du renouveau industriel français.

Quels sont les enjeux ?

Il faut moderniser son outil de production et renforcer la compétitivité hors court. Cette démarche peut agir comme un « passeport » pour gagner de nouveaux marchés à l’export, comme un levier pour engager un processus de relocalisation de la production.

La 1ère solution serait…d’investir pour gagner en productivité et produire « plus vite et mieux » … Installation d’outils avancés de simulation et de conception, développement d’outils connectés, optimisation de la chaîne de production, amélioration de la qualité produit … sont les nombreux défis que doivent relever nos PMI, à l’heure de l’économie numérique.

Par les gains de productivité qu’elles entraînent, les technologies de production innovantes doivent être perçues par les entreprises comme des leviers de croissance et des vecteurs de développement économique. En d’autres termes, c’est la puissance de l’outil de production qui permet de se positionner sur un marché haut de gamme (qui sera par définition exigeant) et non pas le marché qui doit conditionner l’état de l’appareil productif.

Devant les exigences des grands donneurs d’ordres et face à la concurrence imposée par les pays émergents, permettre à nos PMI d’être équipées d’un outil de production moderne et compétitif est une nécessité absolue.

Ensuite…innover pour gagner en agilité, fabriquer « en temps réel » et in fine produire en France

La notion de « flexibilité du travail » est actuellement très présente dans le débat public. Pour autant, avec l’arrivée de la data, les enjeux de flexibilité et d’agilité sur l’appareil de production sont tout aussi déterminants. Or, ils sont marginalisés. La recherche de moyens industriels innovants (maitrise des données, virtualisation, lean) doit donc permettre à l’outil de production de gagner en agilité et ainsi répondre en temps réel aux évolutions et aux attentes des marchés.
Un constat qui prévaut aussi pour la maîtrise des coûts de production. En ce sens, les technologies de production (par les gains qu’elles permettent) sont un facteur majeur de différenciation et d’innovation et ont un impact déterminant sur le coût final.

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